Une fatigue, corps contraint

Retour amont, vers le pays, une petite aventure : de Sydney prendre l’avion pour Melbourne, de Melbourne viser ensuite Abu Dhabi et de là (la chaleur étouffante à peine sentie entre les locaux climatisés à fond et les navettes de transfert, glaciales aussi) s’envoler pour Francfort. De Francfort une voiture (celle laissée au départ il y a tout un mois) pour Metz, depuis là TGV pour Paris, puis métro (traversée capitale) pour enfin de Montparnasse gare monde rentrer vers l’ouest, home sweet home.

On retient la fatigue, corps contraint temps tordu, les quasi 23 heures de vol cumulées et dedans plus d’espace plus de temps, seulement le repère de soi-même, et cette manière soudain dont on se détache de tout — à tant attendre on ne devient plus rien.

On retient un glissement, les mouvements qui persistent même après le retour à la terre, comme si d’avoir volé, notre corps continuait à se mouvoir.

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2 Comments

  1. Herve
    12 août 2016
    Reply

    à tant attendre on ne devient plus rien

    C’est beau ( on dirait du Brel )

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